jeudi 27 octobre

ça

J'ai vécu 4 jours avec un ange.

A le lire, le jour d'avant, il me cisaillait le thorax, délicatement, en tremblant sous le coup de l'émotion -de la certitude-, parfois, avec une lame fine, et tout laissait croire qu'il ce cisaillait de son côté en me parlant, évidemment. 

Le lendemain, il pleuvait. J'ai renouvelé mon abonnement de métro, fait un détour par la brioche dorée pour les croissants, puis par le subway pour prendre de quoi manger à midi (un steak végétarien pour lui, je le savais d'emblée), et j'ai grimpé les 6 étages à pied, dans le quartier de la presqu'île, étonné de cette énergie, bien que sous la pluie et déjà fatigué, il était 13 heures.

La porte s'est ouverte, il a baissé un peu la tête pour passer sous la poutre de l'entrée, j'ai posé mes affaires, scrutant le pigeonnier du fou solitaire, avant de prendre sa tête entre mes mains, comme un calice, et de l'embrasser. 

Nous avons discuté, mangé, j'enregistrai déjà tout ce qu'il ne serait jamais possible de faire lui et moi. Puis vinrent les caresses après le café, sur le sofa, le lent déshabillement, debout, la découverte des peaux, des odeurs, des regards profonds, où les âmes se scrutent. Ce n'était pas tant le désir physique que la douceur qui devait nous animer.

Au lit, moi en slip, lui en caleçon, nous nous emboîtons parfaitement dans nos caresses, et je perds pied avec la terre. Je perds pied dans son odeur. Je perds pied dans sa respiration, sur sa bouche douce, ses interminables et prodigieuses caresses, je m'endors de ma vie quotidienne, nous nous éveillons dans l'extraordinaire. Je me perds...

Posté par Ulysses à 23:18 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur ça

    Bonjour, une expérience originale que celle-ci !… j’adore le ton de ton blog

    Posté par in the spleen, vendredi 28 octobre à 13:02 | | Répondre
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