dimanche 17 juillet

Pleine Lune

Un peu de mal à quitter cette journée. Un peu de mal à quitter ce week-end en fait (je sais, c'est pas fini, mais là j'ai eu ma dose. Juste envie de remâcher et d'apprécier ces quelques heures)

Entre O. et le récent R., j'arrive à satisfaire ce qui doit l'être. Avec tout ce qu'il y a de décorum et de respect humain nécessaire pour que je n'en veuille pas plus en tirant sur la jupe, dis, continue, donne-moi encore un peu... Là, non, j'arrive à me satisfaire (réflexion faite : on me satisfait bien)

Le décorum... qu'il s'agisse de bordeaux, de shit, ou de chocolat,... en fait peu importe. Ma drogue reste toujours la même : percevoir les sons, les sensations, être un hyper-sensible et se frotter aux aspérités, qu'elles soient physiques, planantes, sonores, gustatives, odorantes, dans ces moments-là, je ne baise pas avec un mec, je fais l'amour avec un espace-temps unique et particulier. (C'est une grande traversée... c'est un nouveau monde, parfois je me retourne et je vois mes efforts démesurés pour recréer à l'identique quelque chose qui m'avait chaviré et dont, à l'époque, je n'avais pas aiguisé tous mes sens pour tout capter de la force et de l'unicité de cet instant)

Il y a des choses neuves. Un air neuf. Pas seulement dans les vêtements que je porte, ce nouveau bouquin -une pièce de théâtre que je m'apprête à lire au lit, pas seulement dans cette musique jeune et fraîche qui tourne sur le macbook (en ce moment je me gave de Caribou psychédélique et psychotropique... hier soir avec le shit et le pinard, c'était parfait... du coup me serais presque passé de sexe avec O., l'essentiel nous l'avions déjà. Et lui se pose des questions que je ne me pose pas -pour la simple et bonne raison que j'ai déjà la réponse...-)

Regarder en arrière m'ennuie. Si je le fais, c'est uniquement pour liquider les affaires en cours (l'appart', les impôts,...) c'est devant que cela se passe.

Soirée détox avec Cé. et My. devant une bonne et copieuse salade. On met pas mal de cartes (et de biftons) sur la table. ça soulage d'un certain côté. ça rassure aussi. finalement, je crois que je m'en sors plutôt bien.

Reste à tirer un trait sur Th. : ça prendra encore quelques temps je pense. 

PS : viré la mère au tél, viré E. et ses délires de vie à 2 avec le bébé. J'ai dit "ne plus se fourvoyer". C'est peut-être le 1er contour tracé au stylo-bille.

 

Soundtrack : Caribou - Barnowl

Posté par Ulysses à 01:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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