jeudi 16 juin

nouvelle lune, éclipse. pleine lune, éclipse

Etrange playlist ce soir dans ma tête : "Partir quand même" de Françoise Hardy ; "Civil war correspondant" de P.J.Harvey ; "Non, rien de rien" d'Edith Piaf. 

Partir quand même, au moment fort,...

Can't hear his heart wide, as a gun fire...

... Je repars à zéro.

Soirée garçons (pas sensibles, avec J. et C., vraie soirée de glandeurs...) bouffe d'étudiants, zapping de films nazes, on a finalement dvdisé sur Casino Royale. Connaissant le film par coeur, j'ai pu abondamment me laisser envouter par les yeux de Daniel Craig. J'aime les yeux bleus, durs, froids. J'aime les coeurs de glace. Je suis -victime consentante- irrémédiablement attiré par les yeux clairs. J'ai repensé toutefois (vu que tu penses à lui tous les jours) aux yeux de Th. : bleus... bleu-gris. "Je te photographie" lui avais-je dit en le fixant. Et comme un talisman, la photo qu'il m'a envoyé il y a 3 semaines, je la porte dans l'iPhone comme un talisman. Je ne peux pas m'en défaire. Pour le moment. 

D. avait les yeux bleus.

S. avait les yeux bleus (paradoxalement, j'ai compressé, zippé et classé toutes les photos de lui. Il va falloir un jour que j'apprenne à les regarder. Je sens d'ici la confusion, ne sachant pas comment réagir franchement, et j'oscillerai probablement entre le détachement et la nostalgie. Détachement, après courte réflexion : nous nous étions déjà perdus. Détachement : la nostalgie je l'avais déjà, cette photo de nous deux à la ruche, en fond d'écran, sur le vieux Nokia. Alors...)

G. avait les yeux bleus.

Di. avait les yeux bleus. Les deux Di. avaient les yeux bleus.

J'aurais tué pour avoir les yeux de mon père...

J'ai eu envie de soulever des masses, d'aller courir au parc de la tête d'or en plein milieu du film, d'aller faire du vélo en rentrant de la plage. Curieux rendez-vous à la plage : j'ai croisé (non, je marchais seul, comme je disais aux autres "vers ma retraite monacale" quand lui m'a croisé) ; j'ai donc croisé LB. Nous l'appellerons comme ça : L. de son vrai prénom, B. de son pseudo sur un site de q où nous échangeons quelques nouvelles. Me suis installé à côté de lui. Pas très longtemps, occupés que nous étions à chasser dans nos coins respectifs. LB m'a posé pas mal de questions. M'a embrassé le pied avant de partir. M'a serré contre lui. M'a embrassé tout court. 

Là, pour le coup, c'est moi qui trouve que c'est un rendez-vous raté. Comment, un an après, toutes ces questions ? Comment, il y a un mois, Th. n'a rien demandé de tout cela. Ce que j'avais pris pour de l'émerveillement et le culte du mystère, et qui finalement n'était que du désintérêt (non, je reformule : c'était rien du tout !) "He's not that in to me". Va falloir que tu t'en fasses une raison, mon vieux...

LB m'a embrassé. Tout court. Lui qui garantit ne le faire jamais. Seul truc de vrai dans ces putains de contes de fées à la con : un baiser, ça réveille. Qui m'avait embrassé pour la dernière fois ? (réfléchis, crétin, tu sais trés bien qui, il y a 15 jours maintenant, a posé un dernier -oui, souligne, mets le en gras, en couleur, grossis la police !- un DERNIER baiser sur tes lèvres) C'était la nouvelle lune.

Ce soir, pleine lune. Nous étions en pleine éclipse partielle pendant le film. Personne n'a rien vu. On s'en fout. Mais un mélange d'énergie, de colère, de lassitude, d'isolement, m'a fait déménagé la chambre. Une vraie chambre d'ado à la sortie. Avec de la place. Pour mes haltères. Ecoeuré un peu ce soir de la clope, me laissant la bouche de fiel, même si pour le moment nécessaire pour écrire. Je vais diminuer cette merde et me remettre au sport. Penser à moi.

A rajouter à la playlist : Debout et demain - Mademoiselle Berry

Posté par Ulysses à 01:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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