Carnet de bord d'un voyageur sans retour...

dimanche 13 novembre

été de la saint martin

... la télévision est encore restée allumée...

 

 

 

 

 

mes pulls de laine de verre...
et tes plateformes polaires...


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mercredi 02 novembre

Silence

Je sais maintenant.

Ta cicatrice me plaît.

Et c'est pourquoi je suis parti...

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dimanche 30 octobre

il me manque

mais à aucun prix il ne doit le savoir. 

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L'amour peut naître partout...

Nous avons regardé hier soir un court-métrage assez détonnant (plusieurs courts-métrages assez étonnants, devrais-je dire !) où une histoire assez forte, avec sa composante physique et charnelle, unissait deux... néo-nazis. Assez dérangeant -de prime abord- de voir un corps tatoué d'une svatiska sur un aigle, d'une croix de fer, et d'un 88, donner du plaisir à un autre homme. Comme quoi l'amour peut naître partout...

... Y compris dans la folie (surtout dans la folie diront certains !) Et encore, piètre professeur qui ne délimite même pas le sens des mots du sujet avant de poser sa problématique, je ne me pose même pas la question de ce qu'est l'amour. Ni la folie. Voilà pile une semaine que la page s'est refermée j'ai refermé la page de l'ange déchu, et je n'arrive toujours pas à dégager de sens à cette rencontre. Manque de recul. Des bribes de phrases explicatives me parviennent, mais encore sous le mode de ce que nous avons vécu : donc essentiellement du vacarme, de la musique, des paroles de chansons qui se superposent aux sensations (la douceur d'un blindé, le remède à l'oubli... mes bras connaissent, mes bras connaissent la menace du futur... j'étais censé de couvrir à l'approche des cyclones... mes bras connaissent... la promesse d'un instant, la descente aux enfers,... mes bras connaissent, mes bras mesurent la distance,... mes bras connaissent une étoile sur le point de s'éteindre... )

J'étais censé t'extraire le pieu dans le coeur, qui t'empêche de courir : cette simple phrase me lave (à coups de larmes, me laissant les yeux secs) de toute culpabilité sur cet ange de pyrex qui s'est fracassé contre le sol terrestre. Je pensais aux sentiments et aux sensations échangées, mêlés comme l'huile et le vinaigre. Mais sa maladie si forte les éclaire aujourd'hui plutôt mêlés -l'a t-il dit lui-même à un moment- comme l'eau et le vin. Soit. Il y aura encore des éruptions volcaniques, lacrymales, que je laisserai s'exprimer jusqu'au retour du calme. Sans trop m'approcher du bord. Avec ma volonté de scientifique à vouloir comprendre (pas ce qui s'est passé, mais ce à quoi je m'exposais), et cette blessure fondamentale d'injustice sur les desseins de nos existences. Certaines claires -la mienne, j'en ai fait le serment voici deux ans-, certaines sombres. 

Plus qu'une autre clé d'explication, encore d'autres phrases, prémonitoires puisqu'elles pré-existaient à cette rencontre, qu'elles lui survivent, et qui résument parfaitement ce qui a été vécu, à en faire trembler les fondations de qui je suis, à en faire vibrer ma propre réalité jusqu'au flou. Je pense, de façon simple diront les détracteurs, mais hélas pour eux, validé par mon expérience : si certains schizophrènes cherchent à se noyer sous tant de lumière, c'est qu'ils sont l'incarnation de ténèbres parfaites. 


"Keep those brown eyes wide open for it,
  For this moment we own for now,
  Everything we’re gonna do, we do it.


  See the black clouds fall at our feet and
  Feel it rise up in perfect darkness...
  Perfect Darkness is all I can see.

 

  Perfect Darkness is all I can see...

  Perfect Darkness is all I can see..."

 


Soundtrack : Fink - Perfect Darkness

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samedi 29 octobre

لا أعرف (Mehn la aarfch...)

Jusqu’à ne plus savoir où le désert m’a emporté.

Ensuite, je me suis perdu dans tes limbes. Lovées, nos deux âmes dans cet écho où j’occultais ta voix. Et je n’aurais pas dû. Je n’aurais pas dû te taire dans cet unique écho de corps. Où étaient mes yeux sinon à embrasser les contours de ton être-monde ? Et tu savais mon cœur battre enfin pour une raison.

Quel autre miel que ta peau apaisera ma chair ? Quelle autre nuit sillonnera ces contrées uniques où nous avons accostés, sinon celle poussée par tes voiles et tes parfums. Jusqu’à la bougie éteinte. Embrassés jusqu’à la bougie éteinte, dans le secret. Dans l’unique.

Equilibriste, tu savais que j’avais le vertige, du haut de là-haut, et j’ai marché à faire trembler le fil aux confins de l’extase et de la folie. Et je me retenais. Et tu m’as retenu. Tant que je tombe sur terre. Equilibriste, tu savais jouer et sauter d’une portée à l’autre, moi qui n’avais que ma glaise à pétrir les jours de pluie (mais mes jours de soleil, tu n’en as pas voulu)

 

Les cloches égrainent les étoiles que je rencontre aux frontières des mondes que toi seul tu traverses. Ivre d’Icare, tes espaces sans air m’asphyxient, ils sont si vastes que je n’arrive pas à voir où Dieu t’écrase. Mais j’ai mal à mes ailes entaillées, poignardées de tes départs sans appel. Les portes se referment après les ailes, les bras, j’enlace le vide là où tu pars seul. Et derrière les yeux secs, mes ailes saignent. Qu’as tu vu ? Qu'aurais-tu pu voir ?

Qui avait raison ? De toi à moi, il n’y avait pas de temps, pas d’histoire, juste du blanc, lumineux comme l'amour des anges, à perte de vue, à en avaler les horloges, à compacter le monde juste ici, entre nos deux peaux. Et j’ai dû t’apprendre le passé pour que tu lèves les yeux. Ces yeux qui ne sont plus les tiens. Qui ne t’appartiennent plus. Que t’es-tu dérobé ? Ta vie.

 

Sais-tu mon nom ? le son de ma voix ?

Il pleut ce soir sur la plage, comme ce premier matin, cette pluie drue presque noire, dans ce noir de monde que tu es, juste avant que tu n’ouvres

                                                        la tour du solitaire.

Mais pas pour moi. Pas pour moi. Pas pour moi. Je t’ai laissé au phare.

 

 

... depuis, les larmes de l’agneau.

 


 

                                                     …, je ne sais

                                                                                                         dans le vide,…

j’ai pris

                                                                                                                                    nos baisers. 

 

 

 

Soundtrack : Za7ie - Belleville plage

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jeudi 27 octobre

ça

J'ai vécu 4 jours avec un ange.

A le lire, le jour d'avant, il me cisaillait le thorax, délicatement, en tremblant sous le coup de l'émotion -de la certitude-, parfois, avec une lame fine, et tout laissait croire qu'il ce cisaillait de son côté en me parlant, évidemment. 

Le lendemain, il pleuvait. J'ai renouvelé mon abonnement de métro, fait un détour par la brioche dorée pour les croissants, puis par le subway pour prendre de quoi manger à midi (un steak végétarien pour lui, je le savais d'emblée), et j'ai grimpé les 6 étages à pied, dans le quartier de la presqu'île, étonné de cette énergie, bien que sous la pluie et déjà fatigué, il était 13 heures.

La porte s'est ouverte, il a baissé un peu la tête pour passer sous la poutre de l'entrée, j'ai posé mes affaires, scrutant le pigeonnier du fou solitaire, avant de prendre sa tête entre mes mains, comme un calice, et de l'embrasser. 

Nous avons discuté, mangé, j'enregistrai déjà tout ce qu'il ne serait jamais possible de faire lui et moi. Puis vinrent les caresses après le café, sur le sofa, le lent déshabillement, debout, la découverte des peaux, des odeurs, des regards profonds, où les âmes se scrutent. Ce n'était pas tant le désir physique que la douceur qui devait nous animer.

Au lit, moi en slip, lui en caleçon, nous nous emboîtons parfaitement dans nos caresses, et je perds pied avec la terre. Je perds pied dans son odeur. Je perds pied dans sa respiration, sur sa bouche douce, ses interminables et prodigieuses caresses, je m'endors de ma vie quotidienne, nous nous éveillons dans l'extraordinaire. Je me perds...

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mardi 02 août

D'un mois d'été, l'autre...

Episode 1 : poser le Boeing après un WE marathon de baise ininterrompue. Et analyse sur l'erreur de marchandise (j'ai dit baise ? non... il se passe, que ce soit avec R. ou avec D., "autre chose") Je n'ai pas eu ma dose de douce folie du WE, O. étant monté travailler sur Paris pour tout le mois d'août. Touchant de savoir que l'un pense à l'autre, sms oblige (avec la foi et la teneur que nous leur donnons. Aurons-nous l'audace de couper ce silence et de nous parler de vive voie ? J'ai peur de mon côté de trouver O. ivre au téléphone, ou pire, clair, mais en proie aux mêmes questions qui le taraudaient 15 il y a quelques semaines. Et auxquelles je ne veux toujours pas répondre. Se faire libres cet été laisse toute latitude pour la rentrée. Et j'aime cet inconnu. Ce flou me plaît, car il ne condamne rien. Et c'est ce que je souhaite désormais dans mes relations...)

Pour R. aussi : je suis monté tard samedi. J'ai été emmené de nouveau -et pour la grande satisfaction d'une partie de moi qui a plus besoin d'attention et d'affection que de sexe brut et pur- dans la chambre blanche et beige du dernier étage. Deux ou trois petites signaux d'alarme sont apparus, un peu à l'instar de ce qui s'était passé chez Th. pour notre deuxième dimanche, je n'a pas démarré de suite. Je pense, plus que l'autre en face -déclencheur de réactions chimiques internes qui fourvoient mes actes, attentes et intentions-, que c'est l'âge qui fait que je deviens un Diesel. Sauf qu'à la différence de Th., l'inertie une fois lancée a été longue, et le plaisir plus intense parce qu'à la fois physique et "ailleurs". J'ai aimé me surprendre à découper les regards de R., que ce soit dans les moments trash ou dans les accalmies plus douces, humaines, de cette fin d'après-midi. Même si, le temps tournant, nous avons dû un peu précipiter l'after-baise. Pas de goûter, juste un départ précipité, où j'ai surpris R. se parfumer avec Le Jardin en Méditerrannée (Wam, sors de ce corps !!!), ainsi qu'une carte (d'un club de sport ? quelque part je n'y crois pas) où le nom et le visage figurant dessus m'apprenaient des choses sur son compagnon... me laissant dans le ventre l'acidité d'une vinaigrette où ne voulaient se mêler indifférence et curiosité piquée. Comme si en apprendre plus sur ce type me permettait de comprendre R. ; et non de prendre une éventuelle place prise. Aussi n'ai-je pas répondu à son texto sur le chemin du retour, prétextant ne pas vouloir le déranger alors qu'il ne devait plus être "seul" (oui... je dis "seul" : j'aime de moins en moins le terme de "disponible")

Ma soirée (puis nuit, puis matinée) s'est passée chez D., avec -ô joie !- ses cheveux coupés courts, et une ébauche de désir qui nourrissait le mien, et réciproquement. La soirée fût trés combat de mâles, chacun plantant un piolet de virilité par ses mots dans l'univers de l'autre. Pour la première fois, je me protège un peu. J'utilise l'amnésie, l'ataraxie. J'interdis à D. d'être relié au passé dont il fait partie. Parce que cette partie là est close. Et que la relation est et se veut différente. Et que ça le déroute. Et que, à l'instar du départ d'O. pour Paris, des semaines où R. est volontairement séquestré par son mec (dont il est amoureux, ça, pas de doute, il souffre trop...), j'aime qu'il n'y ait pas d'horizon avec D. ; tout du moins, il n'y a plus cette impression de trajectoire cassée que nous essayons de réparer comme des bricoleurs, les sourcils froncés, nous engueulant sur ce qu'il y a à faire et comment le faire, sans être sûr du résultat. Nous avons quitté le monde de la performance et de l'objectif. Le plaisir est au présent, sur le moment, entre deux passages de sommeil, jusqu'à la fin du petit déjeuner, moment où, comme j'aime le dire quand je quitte un amant au matin, "je pars à ma journée".

 

Episode 2 : Montpellier : Dé Té Cé ! Ro. et Jo. s'installent ensemble. Le déménagement a pris du retard, et les quatre jours où je devais descendre prendre du soleil sont pour les deux tourtereaux des jours d'aller-retour les bras pleins de cartons entre les apparts à quitter et le nouvel appart' à se partager. J'allais pas non plus me pointer pour leur lune de miel ! Qu'ils en profitent seuls. Enfin, ensemble, quoi...

 

Episode 3 : Alpes ou non ? j'aimerais bien, ma banque moins. La CB bloque déjà. Le complément de salaire ne va pas tomber de sitôt, ma demande d'alloc n'ayant toujours pas été enregistrée. Pour une fin de contrat au 31 mai, ça commence à faire long ! Faut que (arrête d'employer cette tournure de phrase, tu sais trés bien qu'elle est inefficace !) Demain, je sors un double du dossier pour le porter cash au PE du coin. En leur gueulant dessus, ça me soulagera... J'irai bien poser un chèque qui traîne, mais je fais de moins en moins confiance à cette banque, et j'attends de voir F. et G. sur Voiron pour ouvrir un compte dans l'agence de G. : au moins, négocier mes agios avec le chef d'agence en le tutoyant si besoin sera toujours plus fructueux que de me battre contre les moulins à vent du crédit mut... et puis au moins en zappant le CM, je tourne définitivement la page de S....

... à qui j'ai écrit ce soir sur un site, pour lui demander de virer ces putains de photos qu'on avait prises ensemble. Qu'il les garde, c'est un fait. Qu'elles soient sur le web, c'est non. 

 

Episode 4 : stylos-bille, contours,... je commence à gueuler. Bon sang que ça fait du bien. J'ai purgé plus de la moitié de mon carnet d'adresses (plans sans suites ou contacts sans importance, y compris le numéro de Th. sans le mémoriser...)

tiens, ça me rappelle que je connais par coeur le numéro de R... aïe... lui qui m'a souhaité de trouver l'homme de ma vie pendant mes vacances ! (et 4h après je suis chez D. ? no comment, aucun lien... sinon ça se saurait, pas vrai ?)

 

Episode 5 : Alone.

Pas de colocs depuis cinq jours. Le pied... Moyenne de trois orgasmes par jour, ça me plaît. De temps en temps, gratter la guitare... Ouvrir, sûrement demain ou mercredi, la méthode d'allemand pour m'y remettre sérieux. Elaborer un projet pro en parallèle des cours, peut-être demain sans doute... (anecdote trés drôle : S. qui se proclame "chef d'entreprise"... ah ah ah ! et moi ministre de l'éducation nationale. A d'autres !) où en étais-je ? Oui. Un goût aussi de plus en plus prononcé pour tout ce qui touche au paranormal, mais pas au sens X-files : médecines parallèles, psychogénéalogie, artothérapie,... tout y passe. Comme Cé. semble verser à fond dedans, et que tous les deux nous sommes sortis du bois, ça promet d'être intéressant : peut-être un cabinet de conseil et/ou de coaching personnel. Elle sur le physique, moi sur le mental. Pas con. A creuser... 

Alone, donc. beaucoup de choses décantent. Certaines obsessions du passé s'envolent. Me pencher dessus m'épuisent. Ne m'apportent ni satisfaction, ni sérénité. Juste l'impression de perdre temps et énergie. Le passé est vraiment passé. Certains modèles sont résolument obsolètes.

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mercredi 27 juillet

Agota Kristof est morte

... et ce que je pensais être une auto-congratulation de Nicola était en fait un témoignage. Qui nous l'aura appris ? Médias de merde... Où est passé l'important ? L'essentiel ? Quelles sont les personnes qui comptent vraiment et désormais aujourd'hui ? 

Avec la réforme du lycée, on s'amenuise de plus en plus vers des générations de débiles, gavés à l'inutile, au non-événementiel, au statu-quo historique, à l'enlisement intellectuel. 

Le théorème de Jean Bodin marche aussi pour l'intelligence : "la mauvaise culture chasse la bonne". Sauf que, comme nous le décrivait Balzac, on entassait la bonne monnaie et on commerçait avec la roupie de sansonnet qu'on ne craignait pas d'échanger. Ici, la culture est entassée mais où ? bibliothèque ? oui, on s'échange peu de Nietzsche ou d'Adorno par peer-2-peer... On réserve ça aux albums de merde dansante qu'il est bon de passer en soirée (feux mes apéros dinatoires, feux mes 35 ans,... ) ou pour les films de Q (intemporels, intemporels,... les désirs restent les mêmes)

Agota Kristof est morte. J'en parlerai dans quelques semaines, je pense, et quelques têtes, celles mêmes qui auraient dû en parler, vont me regarder étrangement. Comme si j'étais un OVNI. Et j'endosserai le rôle. Si Nicola avait été moins crâneuse, peut-être aurais-je compris du premier coup. Où étions-nous ce soir déjà ? Ah oui,... à boire et à fumer des tonjs avec les africains et Maïkeu, en délirant sur le parallèle qu'on faisait entre Amy Winehouse et Janis Joplin. Pendant ce temps, à Charbonnières, nous étions vivons. Pendant ce temps, à Neufchâtel...

"J'ai pensé qu'ici, auprès de ma soeur qui s'occuperait du ménage, des repas et des vêtements, je retrouverais une vie saine, une vie équilibrée qui me permettrait enfin d'écrire le livre que j'ai toujours voulu écrire." (Le Grand cahier)

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dimanche 17 juillet

Pleine Lune

Un peu de mal à quitter cette journée. Un peu de mal à quitter ce week-end en fait (je sais, c'est pas fini, mais là j'ai eu ma dose. Juste envie de remâcher et d'apprécier ces quelques heures)

Entre O. et le récent R., j'arrive à satisfaire ce qui doit l'être. Avec tout ce qu'il y a de décorum et de respect humain nécessaire pour que je n'en veuille pas plus en tirant sur la jupe, dis, continue, donne-moi encore un peu... Là, non, j'arrive à me satisfaire (réflexion faite : on me satisfait bien)

Le décorum... qu'il s'agisse de bordeaux, de shit, ou de chocolat,... en fait peu importe. Ma drogue reste toujours la même : percevoir les sons, les sensations, être un hyper-sensible et se frotter aux aspérités, qu'elles soient physiques, planantes, sonores, gustatives, odorantes, dans ces moments-là, je ne baise pas avec un mec, je fais l'amour avec un espace-temps unique et particulier. (C'est une grande traversée... c'est un nouveau monde, parfois je me retourne et je vois mes efforts démesurés pour recréer à l'identique quelque chose qui m'avait chaviré et dont, à l'époque, je n'avais pas aiguisé tous mes sens pour tout capter de la force et de l'unicité de cet instant)

Il y a des choses neuves. Un air neuf. Pas seulement dans les vêtements que je porte, ce nouveau bouquin -une pièce de théâtre que je m'apprête à lire au lit, pas seulement dans cette musique jeune et fraîche qui tourne sur le macbook (en ce moment je me gave de Caribou psychédélique et psychotropique... hier soir avec le shit et le pinard, c'était parfait... du coup me serais presque passé de sexe avec O., l'essentiel nous l'avions déjà. Et lui se pose des questions que je ne me pose pas -pour la simple et bonne raison que j'ai déjà la réponse...-)

Regarder en arrière m'ennuie. Si je le fais, c'est uniquement pour liquider les affaires en cours (l'appart', les impôts,...) c'est devant que cela se passe.

Soirée détox avec Cé. et My. devant une bonne et copieuse salade. On met pas mal de cartes (et de biftons) sur la table. ça soulage d'un certain côté. ça rassure aussi. finalement, je crois que je m'en sors plutôt bien.

Reste à tirer un trait sur Th. : ça prendra encore quelques temps je pense. 

PS : viré la mère au tél, viré E. et ses délires de vie à 2 avec le bébé. J'ai dit "ne plus se fourvoyer". C'est peut-être le 1er contour tracé au stylo-bille.

 

Soundtrack : Caribou - Barnowl

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jeudi 16 juin

nouvelle lune, éclipse. pleine lune, éclipse

Etrange playlist ce soir dans ma tête : "Partir quand même" de Françoise Hardy ; "Civil war correspondant" de P.J.Harvey ; "Non, rien de rien" d'Edith Piaf. 

Partir quand même, au moment fort,...

Can't hear his heart wide, as a gun fire...

... Je repars à zéro.

Soirée garçons (pas sensibles, avec J. et C., vraie soirée de glandeurs...) bouffe d'étudiants, zapping de films nazes, on a finalement dvdisé sur Casino Royale. Connaissant le film par coeur, j'ai pu abondamment me laisser envouter par les yeux de Daniel Craig. J'aime les yeux bleus, durs, froids. J'aime les coeurs de glace. Je suis -victime consentante- irrémédiablement attiré par les yeux clairs. J'ai repensé toutefois (vu que tu penses à lui tous les jours) aux yeux de Th. : bleus... bleu-gris. "Je te photographie" lui avais-je dit en le fixant. Et comme un talisman, la photo qu'il m'a envoyé il y a 3 semaines, je la porte dans l'iPhone comme un talisman. Je ne peux pas m'en défaire. Pour le moment. 

D. avait les yeux bleus.

S. avait les yeux bleus (paradoxalement, j'ai compressé, zippé et classé toutes les photos de lui. Il va falloir un jour que j'apprenne à les regarder. Je sens d'ici la confusion, ne sachant pas comment réagir franchement, et j'oscillerai probablement entre le détachement et la nostalgie. Détachement, après courte réflexion : nous nous étions déjà perdus. Détachement : la nostalgie je l'avais déjà, cette photo de nous deux à la ruche, en fond d'écran, sur le vieux Nokia. Alors...)

G. avait les yeux bleus.

Di. avait les yeux bleus. Les deux Di. avaient les yeux bleus.

J'aurais tué pour avoir les yeux de mon père...

J'ai eu envie de soulever des masses, d'aller courir au parc de la tête d'or en plein milieu du film, d'aller faire du vélo en rentrant de la plage. Curieux rendez-vous à la plage : j'ai croisé (non, je marchais seul, comme je disais aux autres "vers ma retraite monacale" quand lui m'a croisé) ; j'ai donc croisé LB. Nous l'appellerons comme ça : L. de son vrai prénom, B. de son pseudo sur un site de q où nous échangeons quelques nouvelles. Me suis installé à côté de lui. Pas très longtemps, occupés que nous étions à chasser dans nos coins respectifs. LB m'a posé pas mal de questions. M'a embrassé le pied avant de partir. M'a serré contre lui. M'a embrassé tout court. 

Là, pour le coup, c'est moi qui trouve que c'est un rendez-vous raté. Comment, un an après, toutes ces questions ? Comment, il y a un mois, Th. n'a rien demandé de tout cela. Ce que j'avais pris pour de l'émerveillement et le culte du mystère, et qui finalement n'était que du désintérêt (non, je reformule : c'était rien du tout !) "He's not that in to me". Va falloir que tu t'en fasses une raison, mon vieux...

LB m'a embrassé. Tout court. Lui qui garantit ne le faire jamais. Seul truc de vrai dans ces putains de contes de fées à la con : un baiser, ça réveille. Qui m'avait embrassé pour la dernière fois ? (réfléchis, crétin, tu sais trés bien qui, il y a 15 jours maintenant, a posé un dernier -oui, souligne, mets le en gras, en couleur, grossis la police !- un DERNIER baiser sur tes lèvres) C'était la nouvelle lune.

Ce soir, pleine lune. Nous étions en pleine éclipse partielle pendant le film. Personne n'a rien vu. On s'en fout. Mais un mélange d'énergie, de colère, de lassitude, d'isolement, m'a fait déménagé la chambre. Une vraie chambre d'ado à la sortie. Avec de la place. Pour mes haltères. Ecoeuré un peu ce soir de la clope, me laissant la bouche de fiel, même si pour le moment nécessaire pour écrire. Je vais diminuer cette merde et me remettre au sport. Penser à moi.

A rajouter à la playlist : Debout et demain - Mademoiselle Berry

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